Faites le plein d’humour !
Du 5 mars au 5 avril, Antigel 2012, festival d’humour(s) en Yvelines vous propose de nombreuses occasions pour faire le plein d’humour ! Avec 70 représentations dans 35 communes, le rire est à l’honneur sous toutes ses formes.
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Jeudi 5 avril s’achevait, en même temps que la soirée de gala du festival d’humour de Rocquencourt, le festival d’humour(s) en Yvelines « Antigel ». Cette édition placée sous le signe de la pluridisciplinarité est une fois de plus une réussite.
Réussite par les nombres d’artistes en scène, la qualité des 57 spectacles sélectionnés, la diversité de la programmation et enfin le public toujours plus nombreux, avec lequel l’échange fut particulièrement riche et fécond. Une bouffée d’humour contre le gel de l’hiver que le Conseil général des Yvelines doit à l’enthousiasme et au professionnalisme des partenaires qui ont accompagné ce festival: les Directeurs et représentants des 35 salles de spectacles du département*, l’Association Rire 78, l’Association Raymond Devos, le réseau de théâtre Créat’Yve et les nombreux artistes présents : Eric Antoine, Eric Bouvron, Jos Houben, Anne Roumannoff, Audrey Lamy, Gustave Parking, Fabien Kachev, Philippe Beau, Raphaëlle Moussafir, la Compagnie du Grand Manipule, Nathalie Boileau…et bien d’autres encore!
Ce festival d’humour, en rapprochant les yvelinois de leurs salles de spectacles et en leur permettant de (re)découvrir l’humour à travers des actions comme « Tous au théâtre » ou « Antigel, le jeu! » a permis de mettre en valeur ce que le département des Yvelines a de précieux : des théâtres et salles de spectacles dynamiques aux programmations riches, valorisant le spectacle vivant.
Un grand merci à tous les participants de cette édition 2012: artistes, publics, directeurs de salles… sans lesquels ce festival n’existerait pas. A très bientôt pour l’étion 2013 !
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Macédoine colorée et théâtre d’objets
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4 comédiens, 4 numéros et une seule boîte. La Cie le Grand Manipule vous présente « Tout s’emboîte » un spectacle farfelu et visuel, dans un registre burlesque, où le papier s’emmêle et se démêle pour déclencher le rire. Interview de Gilbert Epron, metteur en scène, marionnettiste, clown et comédien.
Quel est l’histoire de « Tout S’Emboite » ? Ce spectacle est un micro univers farfelu à lui tout seul. Il se déroule dans une boîte en carton aux allures d’armoire normande. De cette boite, qui se déplace sur le plateau et s’anime devant le public, surgit un personnage hybride dont la seule envie est de se débarrasser d’une boulette de papier qu’il nomme «la tâche ». Ce monsieur très étrange souffre d’une sorte de phobie du rangement même s’il est un peu désordonné. Peu à peu, le papier le transforme en marionnette et fini par l’engloutir.
D’où vous vient cet intérêt pour le burlesque* ? Je suis porté par ce style et j’aime le jouer. Le burlesque permet de raconter des sujets périlleux de façon légère et d’avoir du recul sur les choses. Par exemple, dans Aude et Beauté, nous mettons en scène des chasseurs uniquement avec des (Lire la suite…)
Raphaële Moussafir nous raconte la chronique piquante, tendre et jubilatoire de Rachel, une fillette de 8ans, qui passe de l’enfance à l’adolescence. Un one woman show rafraîchissant, où, plongé dans le monde de l’enfance, le spectateur n’a de cesse d’adopter un regard décalé, cynique et profondément drôle sur sa vie et celle des multiples personnages interprétés.
Raphaële quels sont vos premiers souvenirs d’humour ? Sans hésiter « Le schmilblick » avec Coluche ! J’écoutais le 45 tours en boucle dans ma chambre quand j’avais six ans. J’adorais le passage où Coluche prend l’accent belge.
Rachel, cette petite fille espiègle dans votre spectacle, c’est vous ? Oui il y beaucoup de moi, mais pas que…! Bien évidemment c’est romancé, concentré et poussé. C’est inspiré de ma vie mais j’ai démonté les curseurs pour que ce soit une comédie. Parfois j’explique des choses qui se sont passées et parfois telles que j’aurai aimé qu’elles se passent.
Dans votre one man show, vous passez de personnages en personnages (la grand-mère gâteuse, le prince charmant velu…) Mélanger les genres c’est ce qui vous amuse ? Oui j’adore interpréter plein de personnages, c’est très ludique car cela ouvre un champ infini. Se mettre dans la tête d’une vieille dame, d’un gorille, c’est amusant parce que cela demande une véritable sincérité et un effort de composition, qui offre une liberté jouissive.
Quel est votre secret pour rester juste dans l’interprétation? Étant le narrateur de l’histoire (Rachel) je n’interprète pas directement le personnage, j’adopte plutôt un point de vue. Chaque personnage passe ainsi par (Lire la suite…)
Sur scène, elle joue de son corps, de sa voix, de ses mimiques. Nathalie Boileau croque la vie à pleine dents et vous fait rugir de plaisir avec « La lionne de Belfort ». Un one woman show dynamique au comique attendrissant.
La lionne de Belfort est l’histoire d’une jeune provinciale qui quitte la charcuterie paternelle de Belfort pour devenir chanteuse célèbre à Paris.
Pourquoi avoir choisi d’intégrer des morceaux chantés à ce spectacle ? Je chante depuis longtemps, j’ai déjà travaillé sur quelques titres, il était donc naturel d’intégrer des chansons à cette pièce d’autant que mon personnage veut devenir chanteuse célèbre. La lionne de Belfort se bat avant tout pour atteindre l’inaccessible étoile que ce soit par la danse, le chant, ou les émotions, cela vient du cœur.
Le parcours d’un artiste est-il souvent semé d’embûches? Oui! Mais je pense sincèrement que quand on veut réussir, on ne voit plus les obstacles, les ogres et les requins qui se mettent sur notre chemin… Cette pièce n’est pas (Lire la suite…)
Fidèle à lui-même, Gustave Parking, revient sur la scène française avec « De mieux en mieux pareil » son nouveau best of. Gags visuels, textes drôles et percutants, objets insolites. On prend les mêmes, en mieux et on recommence! Interview d’un clown-poète attachant, qui, par le rire, fait passer un message profondément humaniste et écolo.
Remontons à votre enfance, quels sont vos premiers souvenirs d’humour ?
Quand j’étais jeune j’allais souvent à la maison de la culture de Rennes pour assister aux spectacles. C’est là que j’ai rencontré des comiques internationaux peu connus, qui m’ont ouverts à une forme d’humour non médiatique. Je pense notamment à Carlos Trafic, un argentin qui vivait en Allemagne, qui m’a inspiré mon nom de scène « Parking ». Comme quoi rien ne se perd, tout se transforme !
Jeux de mots, gags visuels, vannes, sur scène vous êtes multicartes. Comment qualifieriez-vous votre univers humoristique ?
J’utilise des objets du quotidien pour réaliser des spectacles plus ou moins engagés sur un sujet et ce dans la veine des « agit prop ». Avant moi, d’autres se sont essayés à la discipline comme (Lire la suite…)
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Le théâtre de comédie a de beaux jours devant lui!
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Mari, amant et technicien! Roland Giraud, accompagné de Maaike Jansen (sa femme à la vie comme à la scène) poursuit sa tournée en France et vous embarque dans une comédie de boulevard à la fois sociale et dramatique, écrite par le talentueux Eric Assous: « Le Technicien ». Interview d’un comédien sans fausse note, à la voix rauque et chaleureuse.
Cette pièce est l’histoire d’un homme, d’une chute et d’une reconversion. Un sujet plutôt social et actuel qui raille les travers humains via le rire. L’humour c’est une forme de libération selon vous?
Bien sûr! Je crois que, plus que jamais, le théâtre de comédie, au-delà des vaudevilles, a de beaux jours devant lui ! Je pense que les gens se retrouvent dans ce genre de pièce et qu’ils rient beaucoup. Vous savez pendant la guerre les théâtres et cinémas étaient pleins. Quand ça va mal on a besoin de rire, mais hélas cela ne suffit pas toujours!
Vous qui aimez faire rire les spectateurs, y-a-t-il chose que vous prenez particulièrement au sérieux?
J’aime faire rire c’est vrai, mais je n’aime pas faire rire n’importe comment. A vrai dire, je prends tout au sérieux. Mon public est assez varié (Lire la suite…)
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Piano et one man show avec Raphaël Callandreau
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Crédit photo Nathalie Barrus

Crédit photo Nathalie Barrus
Auteur, compositeur, interprète et directeur musical, Raphaël Callandreau embarque son public dans un univers varié, rempli d’humour, de musique et d’acrobaties verbales. Attention saut périlleux !
Raphaël, d’où vous vient cette passion pour la musique et la composition ?
Elle vient de l’ambiance familiale, on a toujours chanté, fait des blagues à la maison. Pour ce qui est de la composition, j’écrivais déjà des poèmes, des histoires, des BD quand j’étais petit et puis un jour j’ai appris le piano et c’est de là que tout est parti. J’avais une prof de piano géniale et je me suis professionnalisé naturellement.
Si l’on remonte à votre enfance, quels sont vos premiers souvenirs d’humour(s)?
Mes parents aimaient bien les Nuls, les Inconnus et les chanteurs humoristiques comme Boby Lapointe, l’Orchestre du splendide, ou encore Gainsbourg à ses débuts… J’ai été bercé par ces artistes et leurs univers. A quatorze ans, j’étais en admiration devant (Lire la suite…)
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« L’art de la parole est lié à l’humour »
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Véronique ESSAKA-DE KERPEL, artiste permanente et cofondatrice de la compagnie Volubilis, en résidence à la Celle Saint-Cloud, nous présente l’indémodable « Tailleur pour Dame », une pièce de Georges Feydeau, programmée au festival Antigel. Interview.
Pouvez-vous nous dire ce qui a motivé votre choix pour cette adaptation?
Dans la compagnie, nous avons fouillé depuis depuis longtemps la tragédie avec « Antigone », « Œdipe » et un spectacle de danse sur Hiroshima. Nous avons donc eu envie de revenir à quelque chose d’un peu plus léger et Georges Feydau s’est imposé à nous. « Tailleur pour Dame » nous a semblé être une pièce idéale pour se lancer dans la comédie.
C’est l’histoire d’une femme jalouse, d’un homme infidèle, qui créé un tissu de mensonges pour échapper au courroux de sa compagne. Qu’est-ce qui vous fait rire dans cette histoire ?
C’est la langue de Feydeau qui est tout à fait exceptionnelle! Elle sonne comme un rythme de percussions, réglé comme du papier à musique. (Lire la suite…)
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C’est l’intention qui guide mes mimiques
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Fabien Kachev est un humoriste visuel, ses sketches et ses histoires utilisent très peu de paroles, mais des bruitages vocaux singuliers. Après une tournée en Allemagne, Autriche et Suisse, c’est sur divers plateaux humour que l’artiste intègre la programmation du Festival Antigel… Rencontre avec un homme polyglotte à découvrir, absolument.
Remontons à votre enfance, quels sont vos premiers souvenirs d’humour ?
Louis De Funès sans hésiter ! Je raffolais de ses mimiques d’énervement, de colérique. Cela me faisait éclater de rire et encore maintenant d’ailleurs ! Je suis aussi un grand amateur de bandes dessinées, j’aime beaucoup Marcel Gotlibe, l’auteur de Gai-luron. A l’époque, mon père achetait régulièrement le magazine Pilote que je m’empressais de dévorer.
Comment qualifieriez-vous votre univers humoristique ?
Ce n’est pas vraiment du mime mais plutôt du comique visuel, avec un côté « humour noir » que j’aime particulièrement. La définition la plus proche serait celle de « pantomime », c’est-à-dire… (Lire la suite…)
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« J’essaye aussi de faire passer des messages »
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Après s’être « envolé » en 2007, François-Xavier Demaison « s’évade » en 2012. Interview exclusive d’un showman, drôle et généreux, actuellement au cinéma, prêt pour l’échappée.
Votre nouveau One Man show « Demaison s’évade » dresse une galerie de personnages très variés et plutôt excessifs : le gynécologue italien, Bitou le Castor… Ces personnages sont-ils des créations de votre esprit?
Oui, enfin ce sont des mélanges, souvent je pars d’un personnage rencontré dans la rue ou dans la vie quotidienne et puis je tire le fil jusqu’à la folie pour créer un personnage assez déjanté.
Dans votre spectacle vous êtes très dynamique, vous enchaînez les mimiques… Quel est votre secret pour ne pas tomber dans la caricature?
A partir du moment où l’on est sincère et où l’analyse de base est juste, vous pouvez tirer le fil de la folie très très loin. C’est surtout un travail d’acteur; si vous démarrez seulement avec un accent ou une grimace pour élaborer un sketch cela ne fonctionne pas. (Lire la suite…)




